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Qu’on se le dise, QOTSA n’est pas un groupe de stoner rock ! Josh Homme et Nick Oliveri sont sortis depuis longtemps de ce carcan mais peu d’entre nous en étaient vraiment convaincus. Songs for the deaf est là pour clore la discussion, pour nous montrer que l’aspect stoner de QOTSA n’était qu’une pure illusion de nostalgiques. Pour ce troisième opus, Josh, Nick et toutes les guest stars qui auront bien voulus tenter l’expérience, explorent mille et un courants musicaux ayant pour point commun le rock, ce terme maintes fois galvaudé qui ici, prend tout son sens. En quinze titres, les QOTSA retracent leur histoire, et surtout leur vision du rock.
Ceux qui ont reproché à QOTSA d’utiliser Monster in the parasol (Desert Sessions vol. 4) pour Rated R leur en voudront sûrement d’ouvrir le bal avec Millionaire (Desert Sessions vol. 5). Mais peu importe, ce titre au rythme simple et direct merite mieux que de rester l'exclusivité du laboratoire musical appelé Desert Sessions et nous ouvre les portes de ce qui restera comme un classique de QOTSA. Les titres s’enchaînent et s’entrechoquent par leur diversité. La fausse naïveté des rythmes de batterie nous prouve que l’ami Dave Grohl (Foo Fighters) aime les fûts. Ecoutez Song for the dead et vous le verrez taper un dernier coup, le sourire aux lèvres... Quand ce n’est pas Dave qui nous rappelle ses origines, c’est Mark Lanegan qui nous rappelle les nôtres. Cette voix unique nous transporte sur un titre comme Hangin’ tree, et nous montre bien qu’être chanteur de rock, ce n’est pas en faire des tonnes mais c’est choisir la simplicité au service de la composition. Ce chanteur a le truc, ce petit plus qui fait de lui un interprète incomparable.
Josh n’en est pas quitte pour autant prenant à son compte une bonne partie du chant. Non seulement ce mec sait utiliser son instrument pour faire passer ses idées au travers de sa musique, mais en plus il a la voix de ses idées. Je ne pense pas que Josh soit un grand chanteur mais une chose est sûre, il est celui que QOTSA devait avoir. Sa voix est comparable au son de sa guitare : elle est unique et reconnaissable parmis mille. Nick Oliveri, quant à lui, reste fidèle à son image, un jeu de basse solide et de grande qualité. Cet album est efficace et Nick en est très certainement responsable pour une grande partie. Pas de temps à perdre, le rock ça se vit, ça ne se réfléchit pas.
Les superbes compos de ce disque sont donc efficacement servies par des musiciens au meilleur de leur forme et de leur talent. Une véritable envie de faire du rock ressort à chaque fois qu’un titre commence. Vous voulez du planant, du terre à terre et direct, du rapide, du lent, du bruyant ou que sais-je encore, alors cet album vous fera dire «Mais que puis-je encore attendre d’un disque de Rock ?» Que ce soit un QOTSA bien sur !
Note : [5 sur 5!] |
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